LE SOUFFLE D’AVIGNON 2024

Deux semaines de lectures animées par les Scènes d’Avignon

Cycle de lectures inédites dans le Cloître Benoit XII du Palais des Papes

PARTAGE. C’est le maître mot de ce Souffle d’Avignon qui entame aujourd’hui sa 5ème édition.
PARTAGE, de notre amour des mots, des textes fraîchement écrits …
PARTAGE entre les 6 théâtres permanents des Scènes d’Avignon et le Festival.
PARTAGE avec nos amis du collectif d’auteurs le Gueuloir et ceux d’ETC Caraïbes.
PARTAGE avec le public pour ce théâtre des premières fois, des découvertes, des urgences…
PARTAGE dans ce Palais des Papes qui a vu naître le Festival.
PARTAGE d’un acte poétique et sincère pour ce SOUFFLE qui chaque soir vient murmurer les drames et les beautés du monde.

Serge BARBUSCIA
Président des Scènes d’Avignon*

*Théâtre du Balcon, Théâtre des Carmes, Théâtre du Chêne Noir, Théâtre du Chien Qui Fume, Théâtre des Halles et le Théâtre Transversal. En collaboration avec le Festival d’Avignon

 

Les Grecs antiques disaient que notre conscience se trouve dans nos poumons et que le souffle porte tout notre esprit. C’est bien du partage d’un même esprit qu’est né Le Souffle d’Avignon. L’amour des textes, comme de ses autrices et auteurs, réunit les Scènes d’Avignon et le Festival d’Avignon pour cette 5ème édition durant laquelle nous invitons encore de nouveaux partenaires à nous rejoindre. La conscience de l’urgence de coopérer au bénéfice du public et des artistes nous fait habiter ensemble le Palais de Papes, le plus ancien lieu du Festival d’Avignon mais peut-être aussi celui où nous fabriquons son avenir..

Tiago Rodrigues / Directeur du Festival d’Avignon

 

Désormais solidement inscrit aux grands rendez-vous du mois de juillet, le Souffle d’Avignon n’en finit pas de nous faire tourner la tête, et ce de la manière la plus agréable possible ! Ce cycle de lectures, né pour résister au choc d’une pandémie inédite, a pris aujourd’hui toute sa pleine dimension, et je m’en réjouis. Gratuit et ouvert à tous, ambitieux, passionnant, il présente en quelques jours, grâce à la magnifique énergie et l’inventivité déployées par les Scènes historiques, rejointes par le Festival d’Avignon, une palette rêvée de textes contemporains souvent inédits donnés à entendre par des comédiens-lecteurs passionnés. Car c’est cela qui nous lie chacun et chacune à Avignon, dans le mouvement d’un été caniculaire, au centre de l’un des plus symboliques monuments gothiques au monde : la passion des mots et du partage. C’est aussi cela que nous impulsons, en compagnie notamment des mêmes acteurs culturels, au sein de Terre de Culture 2025 : une synergie créative pour que tous les publics rencontrent la culture. Bon Souffle à toutes et tous !

Cécile HELLE
Maire d’Avignon

 

Le Souffle d’Avignon est un évènement en Entrée Libre

Réservation : scenesdavignon@gmail.com

Autres éditions du Souffle d’Avignon

Découvrez les éditions précédentes du Souffle :

Du 7 au 18 juillet 2024 à 18h30
relâches les 10 et 16 juillet

Dimanche 7 juillet / Festival d’Avignon

Flema

Une Patte retombe toujours sur ces Chattes
De et par Rébecca Chaillon

Il y avait les films d’horreur, voilà le poème dramatique d’angoisse.
C’est une autofiction féministe félinisée et politique.
Une lecture performance vidange cathartique et sale, écrite en 2020.
Toi même tu sais.
Le récit est noir comme l’autrice qui revisite le terme en y insérant sa créolité. « Sept nuits, sept insomnies, une femme coupée en deux et ses sept chattes. »
Ça pourrait se résumer comme ça.
À comment il faut parfois toucher le fond de la piscine remplie de déprime pour mieux rebondir. À comment le chaos peut devenir solide. À comment toutes les chattes ne se mangent pas.Rébecca Chaillon lit l’enfermement et les violences systémiques qui empêchent de fermer l’œil. Ça sent le pâté et les mots sont hantés d’humour, de sensualité et de mort pour mieux se réveiller du cauchemar de la réalité.

L’autrice
Rébecca Chaillon est metteuse en scène, autrice et performeuse. En 2006, elle crée la compagnie Dans le Ventre, avec laquelle elle explore la performance alimentaire, les identités féminines, l’identité postcoloniale, le rapport au corps et à la société. Le spectacle Carte noire nommée désir a été présenté au Festival d’Avignon 2023. En 2023, elle publie un recueil de textes chez L’Arche, Boudin Biguine Best of Banane.

 

Tupamadre
De et par L. Etchart

Tupamadre mêle textes narratifs, poésies et archives. Enfant de guerrillxs Tupamarxs d’Uruguay. L. Etchart a grandi aux milieux des souvenirs de luttes, de violence, de fascisme et d’espoir. Tupamadre comme putamadre ou Tupamaros. L. Etchart raconte qui était sa mère, par le prisme de sa mort à la suite d’un cancer : de miss locale aux braquages contre le pouvoir fasciste, de daronne à travailleuse et épouse, celle qui se construisait son monde dans les restes des espaces qui lui restaient.
 
L’autrice
L. à appris à Montevido une langue française transmise par sa famille réfugiées politique en France dans les années 1970. Elle écrit comme elle a appris, avec violence et traîtrise à la langue française impérialiste. Sa poésie n’a pas de règle, pas d’accent ni apostrophe.
Lundi 8 et mardi 9 juillet / le Gueuloir

Rencontre en Avignon autour des écritures scéniques Franco-Belgo-Luxembourgeoises

Le 8 juillet
Mise en voix Franck Lemaire
Avec Romain Ravenel, Lou Dussaut, Denis Jarosinski, Ali Esmili, Laalia Viader, Maud Galet Lalande et Laure Roldan

Le garçon des étangs de Denis Jaro
Dans une France totalitaire où la pensée libre est traquée, opprimée, emprisonnée, un adolescent réussit à échapper à l’arrestation arbitraire et violente de ses parents.

La chair quitte les os de Paul Mathieu
Namibie, une femme Nama parle. Une des rares survivantes du camp de concentration de Shark Island que les Allemands avaient installé entre 1905 et 1907 sur une île en face de Lüderitz.

Terre-ville de Maud Galet Lalande
Ce sont des quartiers résidentiels bordés d’autoroutes, ce sont des zones commerciales toute proches, ce sont ces maisons mitoyennes à travers les murs desquels on capte des bribes de quotidiens dont on ne se préoccupe pas car il est de bon ton de se mêler de ses affaires. Terre-Ville, ce sont ces mères célibataires qui y élèvent seules leurs enfants au long de journées sans fin, des situations tellement banales et silencieuses qu’on finit par les trouver « normales ».

Le 9 juillet (Soirée « luxembourgeoise » soutenue par Kultur LX)
Mise en voix Jean Boillot
Avec Massimo Riggi, Ali Esmili, Régis Laroche, Laure Roldan, Aude-Laurence Biver et Pauline Collet

Sous la dalle, un coquelicot de Aude-Laurence Biver
Basile, un ancien artiste de street-art qui a fait le choix d’un mode de vie alternatif, a élu domicile sur une parcelle de forêt. Il tente de mettre sur pied un projet de réhabilitation de la friche industrielle attenante. Un matin, il apprend que le terrain est convoité par des investisseurs qui projettent d’y construire un « parc d’activités commerciales ».

Un héritage de Ian de Toffoli
Un héritage raconte la lutte entre une femme et une entreprise de technologie américaine pour la sauvegarde d’une vieille ferme et du terrain agricole qui l’entoure, dont elle et sa fratrie ont hérité.

Vandalium de Tullio Forgiarini
L’histoire hilarante et glaçante d’un briseur de système qui, dès sa plus tendre enfance, cherche à fuir son environnement traumatisant.

LE GUEULOIR x LE SOUFFLE
Cet été 2024, dans le cadre de la 78e édition du Festival d’Avignon, le Gueuloir est invité au Souffle pour y faire entendre les écritures dramatiques de son territoire aux trois frontières, aux trois francophonies, aux trois francographies.
Placées sous l’adage « habiter la terre, peupler le monde, écrire le théâtre », celui-là même qui guide la « Saison première » de la Maison des Auteurs et Autrices Dramatiques – projet porté par le Gueuloir en collaboration avec la Kulturfabrik et sous le haut patronage de la Ville d’Esch-sur-Alzette –, les propositions dramatiques que Le Gueuloir fera entendre au Souffle seront infusées du réel, s’attardant de fait sur certaines des problématiques de notre époque.

Collectif d’auteur.e.s dramatiques transfrontaliers
Le Collectif Le Gueuloir est un espace de rencontre, de débat et d’échange pour les auteurs dramatiques francophones de la Grande Région, rassemblant une quinzaine d’auteur.e.s originaires de Belgique, de France et du Luxembourg. L’association initie des rendez-vous où les auteurs « gueulent » leurs textes et partagent sans langue de bois leurs avis et remarques. Elle crée également des manifestations permettant aux textes des auteur.e.s d’être lus au public. Elle réfléchit aux problématiques et aux possibilités de l’édition ainsi qu’au statut des auteurs à l’échelle transfrontalière. Elle crée les conditions d’une bibliothèque commune et d’un recensement des textes tout en aidant les auteurs primo-écrivants. Elle organise des ateliers d’écriture avec des amateurs et invite des auteur.e.s confirmé.e.s. Dans la poursuite de sa mission, l’association se propose de coopérer avec les institutions privées ou publiques, locales et nationales, régionales interrégionales et transfrontalières dédiées à des objectifs similaires. Par ailleurs, elle fonctionne en réseau avec des structures analogues hors de la Grande Région et à l’étranger.

 

Avec le soutien de la ville d’Esch-sur-Alzette, la Kulturfabrik, Kultur LX et la Province de Luxembourg.

2012 - 2020

Jeudi 11 juillet / Théâtre du Balcon

65 Rue d’Aubagne

De Mathilde Aurier
Avec Lou Spath-Gansoinat, Marie Benati et Tchavdar Pentchev
Sous la direction de Jean-Baptiste Barbuscia

En collaboration avec les EAT

Le 05 Novembre 2018, deux immeubles s’effondrent à Marseille. Le 63 rue d’Aubagne, inhabité, tombe en premier. Dans sa chute, il emporte le 65 rue d’Aubagne, habité.
Nina est une survivante des effondrements. Sur son chemin elle croise Chiara, Gabriel, Sara, Ibrahim, Ziad et Marianne. 65 rue d’Aubagne est une immersion à plusieurs voix dans les évènements qui précèdent et succèdent ce drame intime, social et politique.
Comment vivre, survivre, avec la Catastrophe ?

L’autrice
Mathilde Aurier fonde en 2018 la compagnie du Cri avec laquelle elle écrit et met en scène Galatée ou la rencontre surréaliste entre Dalì et Gala (2019) et Fragment(s) (2020). En 2022, elle est lauréate de la bourse d’écriture Beaumarchais – SACD et de l’aide à la création ARTCENA pour son texte 65, rue d’Aubagne.

Vendredi 12 juillet / Théâtre du Chêne Noir

Cabaret Shakespeare – La Cour des Miracles

De Bastien Ossart
Avec Bastien Ossart, Iana-Serena de Freitas, Nicolas Quelquejay, Lydi Moreira, Nevedya (ou Louisa decq)
Sous la direction de Bastien Ossart

Dans la ville de Camerapolis, toute manifestation culturelle est bannie. Quiconque brave la sinistre loi est irrémédiablement mis au ban de la société. Seul le cabaret de La Cour des Miracles survit. À ses risques et périls. Ce cabaret est le seul lieu restant où l’homme parle à l’homme. Tout autour a été détruit, soumis à la loi du plus fort. Les hommes résistent encore et toujours. Ils viennent assister à ce spectacle cathartique, transcendant, qui honore l’homme, la vie, l’amour et condamne le tyran, l’égoïsme et la cupidité.

Dans un monde qui croule, réussira-t-on à relever ce qui reste de grand en l’homme ?

Écrit en 2018, ce texte prévoyait, sans le savoir, certains des évènements qui surviendront un an après.

L’auteur
Bastien OSSART est comédien, metteur-en-scène et formateur. A la direction de sa propre Compagnie, il crée des spectacles qui tournent en France et à l’international. Il s’est spécialisé depuis quelques années dans le théâtre baroque (avec sa compagnie, il est aujourd’hui un des seuls en France à l’enseigner et le pratiquer).

Samedi 13 juillet / ETC Caraïbes

À travers la lecture d’extraits des trois derniers textes qu’il a accompagnés jusqu’à l’édition, ETC Caraïbe _ Centre caribéen des dramaturgies contemporaines invite à la rencontre des nouvelles écritures théâtrales francophones de la Caraïbe.

La grande chambre

De Fabienne KANOR (Martinique) _ Caraïbéditions (2024)
Avec (distribution en cours)
Sous la direction de Arielle Bloesch

Dans une chambre d’hôtel sans allure ni horizon, Dorylia, Antillaise de France, reçoit son client, un immigré clandestin fraîchement débarqué du Sénégal. Mais ce n’est pas faire le sexe qui unira ces deux-là. A mesure-mesure que la nuit s’épaissit, l’un et l’autre se racontent.
Dans cette pièce où s’interpellent les espaces (Afrique, Antilles, Europe) et les temporalités (hier, aujourd’hui), Fabienne Kanor bâtit une épopée contemporaine des mémoires afro-descendantes.

La petite fille que le soleil avait brûlée

De Andrise PIERRE (Haïti) _ Edition Espace 34 (2023)
Avec (distribution en cours)
Sous la direction de Rita Ravier

Après sept années passées à l’étranger, la nièce de Yole revient dans son pays natal pour lui faire une demande très spéciale : porter sa robe de mariée le jour de son propre mariage. La découverte de la robe nuptiale tachée de sang et déchirée ouvre au récit de la vie de Yole.
Dans cette pièce, Andrise Pierre montre le visage d’une société haïtienne éminemment patriarcale, qu’il s’agit ici de combattre.

Mayolé Sang

De José JERNIDIER (Guadeloupe) _ Caraïbéditions (2024)
Avec (distribution en cours)
Sous la direction de Arielle Bloesch

Roger va charger Ti Rony « son fils », d’une lourde mission : aller chez ce diable et redoutable Sylver pour lui dire que son papa veut le défier dans un « Mayolè sang », vendredi soir lors de la veillée de Philogène Ti Chapo sous le grand filao du lakou. Mais Rita, la mère de Ti Rony, va tout faire pour empêcher ce combat.
A partir d’une variation autour du “Mayolè”, art martial guadeloupéen pouvant autrefois aller jusqu’au dernier “sang”, José Jernidier interroge les masculinités antillaises.

 

Dimanche 14 juillet / Théâtre des Carmes

C’est pas parce qu’on a rien àdire qu’il faut fermer sa gueule

De et par Johana Giacardi

Inspiré par l’intimité des émissions de radio de nuit et l’énergie débordante des scènes ouvertes, la lecture nous invite à une sorte de veillée moderne dans laquelle il sera possible de tout dire !
“C’est pas parce-qu’on n’a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule, je vais essayer de le prouver la première, ce n’est pas pour donner l’exemple mais un peu quand même. Moi, j’ai cru pendant longtemps que pour pouvoir prendre la parole il fallait être quelqu’un, que c’était réservé à une certaine élite, du coup comme j’avais besoin de parler bah je me suis demandé : Comment est-ce qu’on devient quelqu’un ? Est-ce qu’un jour je serai quelqu’un ? Sans comprendre qu’en fait j’étais déjà quelqu’un. Finalement j’ai choisi de ne pas attendre d’avoir trouvé ma place, pour parler de ma difficulté à la trouver.”

L’autrice
Johana Giacardi vit à Marseille, diplômée d’un master professionnel en Dramaturgies et écritures scéniques en 2015, elle fonde la compagnie Les Estivants avec Lisiane Gether et en assure la direction artistique. En 2021, elle crée La saga de Molière – soutenue par Les Théâtres direction Dominique Bluzet – et décide que dorénavant Molière c’est elle !

Lundi 15 juillet / Théâtre du Chien Qui Fume

Kassandra

De Sergio Blanco
Avec Clara Cirera et Nicolas Avinée
Sous la direction de Nicolas Avinée

Kassandra, princesse de Troie, se livre à nous en attendant le taxi qui la mènera vers l’oubli. A travers elle, c’est autant l’histoire d’une femme que celle du monde qui se représentent à nous. Incarnation d’une misère séculaire en proie à la violence du monde, la voici, cette princesse déchue qui a échangé les dieux grecques contre un poster de Bugs Bunny et un tatouage d’ABBA, ses symboles de liberté et d’espoir. Ici, elle nous raconte son histoire, sa famille, ses amours, la guerre, l’exil et réhabilite ainsi son propre mythe.
Ce texte émouvant, drôle et terrifiant de Sergio Blanco est une invitation à se rencontrer, s’aimer, à faire l’effort de se comprendre.

L’auteur
Sergio Blanco est un dramaturge et metteur en scène franco-uruguayen, de langue espagnole parmi les plus représentés dans le monde ces dernières années.

Mercredi 17 juillet / Théâtre des Halles

Des femmes qui nagent

De Pauline Peyrade
Avec Myrtille Bordier, Nolwenn Le Doth, Anna Pabst et Cyrielle Voguet
Sous la direction du Collectif le Bleu d’Armand

Marilyn Monroe, Romy Schneider, Barbara Loden, Chantal Akerman, Delphine Seyrig, Noaomi Kawase, Julia Ducournau, Karidja Touré, Sigourney Weaver, Leïla Kilani, Kelly Reichardt… Elles sont plus d’une centaine à traverser cet ambitieux projet d’écriture mené par Pauline Peyrade. Elles composent un portrait d’une femme aux mille facettes.
Hommage sororal aux actrices mythiques et aux réalisatrices de cinéma, Des femmes qui nagent nous renvoie le reflet de femmes puissantes et multiples, créatrices de leur vie autant que de leur art.

Elles surgissent par associations, par fractures, pour brosser par touches un portrait pluriel, un parcours diffracté qui raconte les actrices et interroge leurs places dans nos imaginaires et dans nos fictions.
(Pauline Peyrade)

L’autrice
Pauline Peyrade est auteure, metteuse en scène et, depuis 2019, coresponsable du département Écrivain·e·s Dramaturges de l’ENSATT. Pour son roman, L’âge de détruire, publié le 5 janvier 2023 aux éditions de Minuit, elle remporte le Goncourt du premier roman 2023.

Jeudi 18 juillet / Théâtre Transversal

Polywere

De Catherine Monin
Avec Stephane Czopek, Catherine Monin, Thierry Otin, Clément Tranchepain
Sous la direction de Cécile Arthus

Polywere est une sortie hors des coordonnées humaines qui conduira un homme à élargir sa perception du monde, questionner sa propre définition, se confronter à cette altérité qu’est la proximité animale.
Suite à un épisode de chasse où, enfant, il s’est senti faire corps avec la bête, Emmanuel cherche à expérimenter cette familiarité forte et singulière. Il va pousser loin la proximité avec l’animal jusqu’à être diagnostiqué thériantrope et interné. Il s’échappe de l’hôpital psychiatrique et se réfugie dans la forêt. Dans cette nature matricielle, il va déployer une nouvelle perception du temps, de l’espace, du langage et du corps ; cette plongée va pourtant lui révéler son humanité.

L’autrice
L’écriture de Catherine Monin porte un regard ébahi sur le monde tout en questionnant notre récurrente incapacité à le goûter pleinement.
Une proposition d’un contre-modèle à la performance, une résistance à une productivité de soi, un courant remonté jusqu’à une source élargie, émancipée, singulière.