FRONTALIER

 
du 7 au 30 juillet à 12h15

relâches les 12, 19 et 26 juillet

FRONTALIER

 
du 7 au 30 juillet à 12h15

relâches les 12, 19 et 26 juillet

Un seul en scène époustouflant par Jacques Bonnaffé

 

L’histoire
« Un opéra social et intime sur les Frontaliers et les Frontières »

Un monologue personnel et intime qui devient peu à peu l’histoire de l’humanité et de ses migrations. Comme son père jadis, le fils traverse aujourd’hui la frontière entre la Lorraine et le Luxembourg. Pris dans un embouteillage qui est la règle sur ce tronçon d’autoroute, le fils se met à rêver. La procession des voitures évoque d’autres processions, plus longues encore et, surtout, plus terribles :
Les processions à la télé..
Ces migrants qui traversent les couches du temps..
Quand ont-ils bu ou mangé pour la dernière fois ?
Quand ont-ils dormi pour la dernière fois ?
Quand sont-ils morts pour la dernière fois ?

« Il ne s’est pas relevé après la dernière bataille papa / il a franchi des frontières et s’est relevé / il a fait la guerre et s’est relevé / il a franchi encore des frontières et s’est encore relevé / il a engendré son fils et ils se sont relevés ensemble »

Jacques Bonnaffé

« Le corps ayant intériorisé l’histoire du frontalier, le comédien parle, crie, se démène, court, ralentit »

Frontalier est interprété par Jacques Bonnaffé, comédien renommé qui oscille entre cinéma et théâtre. Ses principaux rôles sur grand écran sont auprès de Jean-Luc Godard dans Prénom Carmen, Jean-Charles Tacchella dans Escalier C, Jacques Doillon dans La Tentation d’Isabelle, Michel Deville pour Un fil à la patte, Michel Deville et Jacques Rivette dans Va savoir présenté au Festival de Cannes 2001…
L’artiste poursuit parallèlement une carrière de théâtre avec de nombreux metteurs en scène, la plupart issus du théâtre public : Jean-François Peyret, Arnaud Meunier, Sandrine Anglade, Joël Jouanneau, Denis Podalydès et bien d’autres.
Jacques Bonnaffé se consacre aussi à la poésie et aux lectures publiques. Il a notamment animé de 2015 à 2019 sur France Culture sa propre émission Jacques Bonnaffé lit la poésie.

Notes de Frank Hoffmann

Quand Jean Portante écrit pour le théâtre, il passe de l’autre côté, il passe la frontière, il passe outre.
Il passe de l’autre côté, dans un domaine où le dialogue dicte les règles et où le personnage de l’auteur s’efface par principe derrière les figures qu’il invente. Il passe la frontière du lyrique et de l’épique pour entrer dans le règne du dramatique.
Et il passe outre, parce que ni le dialogue, ni les figures, ni les conflits dramatiques l’intéressent vraiment. Jean Portante écrit pour le théâtre tout en l’oubliant ou tout en essayant de penser un autre, un nouveau théâtre qui, lui, sera régi par d’autres lois, celles de la poésie ou celles de la narration, pure et simple.
Frontalier raconte une histoire qui est, comme dans beaucoup d’œuvres de cet auteur attachant et insaisissable en même temps, sa propre histoire, revue, retravaillée, infléchie par les évolutions politiques et sociétales d’aujourd’hui et magnifiée par la référence à notre mythologie mère.
Écrire sur les frontières, danser sur les frontières, jouer.

La presse en parle

Des faits sublimés par leur approche poétique, devenus si audibles, si sensibles, si urgents, grâce au jeu du comédien. Il est des soirs de belle surprise, ainsi celui que nous avons vécu avec le « Frontalier » de Jean Portante. (…) Si cela nous touche ainsi, c’est parce que ces mots et ces phrases sont incarnés, si justement et si inventivement, dans leur interprète Jacques Bonnaffé, si justement et si inventivement, dans leur mise en scène par Frank Hoffmann.
Stéphane Gilbart, Luxemburger Wort

Pour qui connaît l’œuvre de Portante et la faҫon dont il la dit, la prestation de Jacques Bonnaffé est surprenante. Le comédien, soutenu par une mise en scène de Frank Hoffmann qui fait la part belle au franchissement de lignes figurant des frontières, fait feu de tout bois.
Florent Toniello, Woxx

Dans un jeu époustouflant, le corps ayant intériorisé l’histoire du frontalier, du migrant, le comédien parle, crie, se démène, court, ralentit.
Josée Zeimes, Kulturissimo

Théâtre National du Luxembourg

Texte : Jean Portante
Mise en scène : Frank Hoffmann
Avec : Jacques Bonnaffé

Musique : René Nuss
Costumes : Denise Schumann
Lumières : Zeljko Sestak
Assistance à la mise en scène : Natalia Sanchez

Avec le soutien de l’Institut français du Luxembourg

 

Photo © Bohumil Kostohryzk

Plein tarif : 22€

Tarif réduit (carte OFF et Balcon) : 15€